Ce soir à Gerland, l'OL a été tenu en échec par un PSG bien organisé pour ne pas perdre, c'est le fait comptable de ce match, un huitième match nul à domicile, un bilan insuffisant pour espérer un titre. La faute à qui, à quoi, c'est toujours la même rengaine. Les blessures, qui ont fait qu'aucune "équipe type" ne ressort et l'absence d'automatismes qui en découle. L'arbitrage, qui pour la seconde fois consécutive nous prive d'un pénalty quasi indiscutable. La chance, qui fait le poteau rentrant. Le manque d'agressivité, d'envie de se surpasser relevée sur le terrain par l'ex lyonnais Giuly après le match. Un peu de tout, comme depuis un bon moment et malgré les discours, l'équipe semble résignée, fataliste, ce n'est pas la saison de l'OL de Puel.
Pourtant tout n'est pas totalement noir, la présence au coup d'envoi de Pjanic et Bodmer a donné de la technique à l'équipe, Mounier sur la gauche a fait de belles choses, il ne manque pas grande chose, la fameuse réussite du champion qui est partie du coté de Bordeaux et de Marseille. Il faudra attendre mercredi soir pour savoir si l'OL peut encore rêver au miracle. Si Lille bat l'OM et Rennes fait de même contre Bordeaux rien ne sera définitif ni pour le titre ni pour le podium. Objectivement, les Gones sont plus près de la quatrième ou de la cinquième place que des deux premières. J'ose le dire, la troisième place, c'est l'objectif de ceux qui sont réalistes et la lutte risque d'être terrible jusqu'à la fin.